Etymologies

Publié le par Nicolas

Voici quelques étymologies :

Onde-Vodka

racine indo-européenne *wed-l*wod-l*wd-: idée d'eau.

Le latin utilisait deux mots pour dire l'eau : aqua, d'où est issu le français eau, et unda, qui a donné onde en français. On saisit tout de suite le rapport entre onde et inonder (latin inundare), peut-être moins immédiatement avec abonder, (de abundare « déborder », « couler à flots » - avec le préfixe ab-, « venant de »).

Unda représente la forme *wd- de la racine, agrémentée d'un -n- infixe : *w/nJda.

Cette racine se retrouve dans le nom russe voda, « eau », dont te diminutif vodka désigne un alcool transparent comme l'eau. Certains boivent la vodka comme de l'eau. D'autres en font autant avec le whisky. Ils ont raison eux aussi. Whisky est en effet la forme anglaise tirée de l'irlandais uisce signifiant « eau ». De uisce on remonte à *udesce, et de là à *wd-es-kyo, où, perchée sur ses suffixes, on reconnaît la racine *wd.

Cette racine a fourni à d'autres langues le mot désignant l'eau. Avec un suffixe -r, on la retrouve non seulement en germanique (anglais water, allemand tYjasser), mais en grec, « eau » se disait hudôr.

Dix - Denrée - Doyen

 

latin decem : dix. De decem découle le français dix.

Decanus, dérivé de decem, désignait le sous-officier com­mandant un groupe de dix hommes. Le latin chrétien utilisa le mot comme titre de dignité. Decanus devint doyen. Ce titre vénérable étant généralement conféré à une personne d'âge avancé, le mot doyen (doyenne au féminin) désigne, de façon plus générale, la personne la plus âgée d'un groupe. L'adjectif latin deni. « dix par dix », dans lequel ne subsiste plus de decem que la syllabe de, servit à former l'adjectif denarius, « qui contient le nombre dix ». Dena­rius, qui désignait aussi une pièce romaine d'une valeur de dix as, a abouti au français denier.

La valeur du denier s'appelait la deneree. Le mot servit à désigner une petite quantité de marchandise, puis la marchandise elle-même. Seule la forme contractée den­rée a survécu.

Decem était aussi la base de decimare, « tuer un homme sur dix », d'où décimer, et de december, « dixième mois de l'année » (quand elle commençait au mois de mars), d'où décembre. Décimal est fait sur decimus, « dixième ».

Référence: Les étymologies surprises de René Garrus

 

 

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